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Animateurs > Comptes-rendus > CR - 2009

Rencontre semestrielle des animateurs d’accès publics à Internet du mardi 3 février 2009 à La Voulte-sur-Rhône

Les animateurs des centres multimédias de l’Ardèche étaient conviés à la réunion semestrielle de début d’année avec pour principaux sujets à débattre :

  • la restitution des données de fréquentation des centres pour 2008
  • la mise en place des trois actions « TIC et DD en Ardèche » en lien avec les centres d’accès publics à Internet et aux TIC.

Étaient représentés les centres de :

    • Annonay : Nadia Sanchez
    • Aubenas : Rosemonde Blossier
    • BourgStAndéol : Nora Aroui
    • Cruas : Claude Gaillard
    • Etables : Corinne Lambert
    • Gluiras : Cédric Astier
    • Grospierres : Valérie Vanderplaeste
    • Joyeuse : Jacques Guyot
    • La Voulte : Samuel Pabion
    • Lamastre : Stéphanie Plantier
    • Villeneuve-de-Berg : Guillaume Pénelon
    • Le Teil : Nicolas Pichon
    • Meysse : Marien Joanny
    • Montpezat : Karinne Ripoll
    • Satillieu : Jean-Paul Ponsonnet
    • St-Félicien : Jean-Marie Bourgeat
    • St-Jean de Muzols : Rémi Demauve
    • St-Martin de Valamas : Christelle Chaussinand
    • Thueyts : Laurence Chambonnet
    • Vallon Pt d’Arc : Richard Bach

Pour le Sivu :

    • Daniel Suszwalak : directeur général des services
    • Christelle Caille : assistante services en ligne et communication
    • Gilbert Capeillère : responsable achats
    • Henry-Pascal Eldin : responsable maintenance et réseau
    • Guy Fréry : chargé de communication
    • Dominique Wojylac : chargé de la formation

Autres structures :

    • Armel Maran et Nicolas Jullia : association G3L
    • Philippe Taillefer et Claude Leroy : bibliothèque de Saint-Julien-en-Saint-Alban
    • Vincent Billet : entrepreneur en logiciel libre

1) Fréquentation 2008

Les données collectées de 24 centres en activité sur 26 font apparaître pour la deuxième année consécutive une baisse de la fréquentation sur laquelle il convient de s’interroger. Elle était de 8% en 2007 et s’est accentuée en 2008 à 13,5%. Les constantes sont : baisse continue de l’usage par les scolaires depuis 5 ans (de 26 % en 2004 à 14% des usages en 2008) rebond de l’activité des groupes en 2008 après une forte chute en 2007 (19% des usages en 2008, 13% en 2007 et 23% en 2006) maintient d’une forte demande en libre-accès (67% en 2008, 71% en 2007, 60% en 2006)

S’agit-il d’une évolution du public et de ses demandes ? d’un déficit d’animations globales ? de l’effet de l’équipement des ménages ? d’un manque d’attractivité ?

La tête de réseau (le Sivu) et le conseil général seraient enclins à penser qu’il faut renouveler les activités, en pariant sur la tendance de bon nombre de services publics de substituer des services dématérialisés (web, visoconférence) aux services présentiels. Le bon positionnement des centres multimédias sur cette activité d’accueil des usagers et d’initiation à la pratique des nouveaux outils de communication leur permet de devenir des centres de liaisons entre les services publics et la population. La difficulté de transformer les centres multimédias en relais de services publics, sans le label de l’Etat, est que c’est la collectivité qui au final se retrouve à financer la présence des services publics de proximité sur le territoire.

Les animateurs font remarquer que les données brutes de fréquentation sont insuffisantes à représenter leur activité, par exemple : elles ne peuvent pas mesurer le fait que la période d’utilisation par l’usager est de plus en plus courte. Avant il venait pour une heure, maintenant nombreux sont ceux qui ne prennent qu’une demi voire un quart d’heure. Elles ne tiennent pas compte des multiples activités connexes qui sont allouées aux animateurs (« usages privatifs de la commune » : mise à jour, voire création du site web de la commune, réparation de machines dans les services, etc.) les missions confiées sont très différentes dans un centre rural ou urbain, il est difficile de globaliser le Sivu est beaucoup moins actif pour organiser des animations départementales, seules susceptibles d’attirer le regard des médias

Il est remarqué aussi que le niveau d’échange sur la liste de diffusion et le site web a beaucoup baissé, qu’il est difficile de maintenir une émulation de réseau avec un petit nombre de membres (25).

Il faut cependant trouver des solutions car, même si les élus pressentent la baisse de la fréquentation, ils restent prêts à continuer de financer mais l’argent se fait rare et ils voudront qu’on leur présente un plan d’action. Dans le cadre de l’échéance de renouvellement des matériels, il voudront traiter les demandes au cas par cas. Parmi les pistes à explorer, l’arrivée d’ADN* peut être une opportunité d’apporter de nouveaux services, comme la visioconférence, aussi bien pour les besoins des services publics que pour ceux des professionnels.

Les animateurs font observer qu’il y a toujours besoin de formations basiques. Que les besoins évoluent, comme le conseil aux jeunes et aux parents par rapport aux dangers d’un usage irréfléchi ( Chat, réseaux sociaux, achats en ligne, etc). Qu’il est difficile d’organiser des formations en ateliers sur de petits effectifs d’usagers, que l’usager a de plus en plus souvent une demande de « consommateur », qui a besoin en urgence d’un service, d’un dépannage, de maîtriser tout de suite un problème très spécifique, de créer un site Internet, (personnel ou d’entreprise) de blogs. Avec tous les problèmes induits de droits sur les images, les textes... On remarque que plus la pratique de l’informatique augmente, plus le niveau de connaissance moyen diminue et que ce métier est de plus en plus complexe.

Beaucoup de centres travaillent avec de nouveaux élus (mars 2008) qui ont besoin de justifications, d’être éclairés. Il est important de leur rappeler que seul un peu plus d’un ménage français sur deux dispose d’un accès domestique à Internet. Rendez-vous est pris pour l’après-midi, pour une discussion, avec les élus, sur la « refondation du dispositif » souhaitée par le principal financeur, le conseil général.

2 ) Actions TIC et DD Exposé des 3 actions, avec leur calendrier sur 2009-2010, qui se feront en liaison avec les animateurs des centres multimédias.

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Support de présentation de la rencontre semestrielle des animateurs d’accès publics à Internet

Action 2 : évaluation et expression des usages dans les centres multimédias : L’action prévoit de mettre à la disposition des animateurs deux logiciels : EpnAdmin pour la gestion des postes, des salles et des usagers. Le logiciel fournit les statistiques (plus besoin de remplir le fichier Excel 2 fois par an !), et plus détaillées sur les usagers (CSP, age, sexe, etc.). On ne sait pas encore s’il faudra installer un serveur local dans chaque centre ou s’il n’y aura qu’un serveur pour tous les centres. EpnAdmin est un produit libre développé à l’origine par la ville de Pierrefitte sur Seine. Il est utilisé actuellement en Normandie, à Dijon et Toulouse (www.epnadmin.net). Il permet de répondre aux obligations légales imposées par la loi Sarkosy (contrôle d’accès, logs des connexions). Ce point fait débat car plusieurs animateurs expriment leur réticence à demander à chaque usager son identité. Il leur est rappelé qu’ils sont des agents publics et sont donc, par leur fonction, habilités à demander l’identité des gens qui utilisent les services que la collectivité met à leur disposition. Cartus : c’est une application en ligne qui permet, par un questionnaire, de déterminer le profil des usagers et les raisons pour lesquelles ils utilisent le centre, classées en grandes thématiques : emploi, vie quotidienne, etc.. Ceux-ci peuvent également s’exprimer sur ce qu’ils aimeraient trouver dans le centre. Le rôle de l’animateur est d’inciter les usagers à répondre périodiquement au questionnaire. Les données récoltées sont bien sûr anonymes. L’analyse des données se fait à plusieurs niveaux : celui du centre, celui du réseau des Inforoutes, et aussi à au niveau du territoire national.

Les deux applications seront ouvertes aux bibliothèques du plan « internet pour les bibliothèqes ». Pour EpnAdmin, Karinne (Montpezat), Nicolas (LeTeil), Samuel (LaVoulte) et Jacques (Joyeuse) confirment leur volonté d’être centre expérimental.

Action 3 : sensibilisation aux logiciels libres : L’action vise deux cibles : l’administration communale, avec une priorité à la bureautique, et le grand public, par l’intermédiaire des centres multimédias. Le constat fait par le Sivu, qui a migré sur OpenOffice en 2008, est que la migration doit être accompagnée. Le but de l’action est d’établir une charte, une méthode, utilisable par les collectivités ardéchoises avec ldes ressources mises en place par le SIVU. Face à des agents publics, on ne peut pas dire simplement « c’est bien parce que c’est libre », il faut expliquer les raisons d’une migration (dépense publique, philosophie...) former (formats de fichiers, normes ISO, échange de documents...). Pour le grand public, il faut organiser des animations. Les animateurs de l’association G3L (www.g3l.org), présentent son action. Elle existe depuis 1999 et organise deux animations par mois à la MJC de Valence. La proposition est faite aux animateurs d’organiser, avec G3L, une demi-journée d’animation autour du logiciel libre, dans toutes ses dimensions : droits d’usage, libertés, pérennité de l’accès au code, applications... Les liens du logiciel libre sont évoqués en rapport avec le développement durable : environnement par le système de diffusion par téléchargement, gouvernance par la réduction des coûts, pérennité des applications par le code ouvert... Tous les animateurs des centres représentés se déclarent partants pour cette action, sauf Corinne à Étables, qui ne peut prendre d’engagement tant qu’elle ne sait pas si son contrat de travail, qui arrive à échéance, sera renouvelé.

Action 4 : déploiement d’un réseau de visio-accueils : L’action vise, en collaboration avec le pôle emploi et d’autres organismes de service public comme la CAF, à installer des points de contact de proximité de ces services publics avec leurs ressortissants. L’animatrice d’Etables rend compte de son expérience de plus d’un an sur le premier point expérimental installé dans son centre avec l’ALE de Tournon/Rhône. L’assistance envers l’usager est très légère, ceux-ci ont plutôt bien adhéré à ce nouveau relationnel avec leur conseiller, ils apprécient l’économie de déplacement routier. A Étables cela concerne une vingtaine de personnes pour environ 20 mns d’entretien mensuel. On reste dans une procédure de convocation, pas de libre service (visio-guichet). Le SIVU assure la logistique et la partie technique. Actuellement des contacts ont été pris avec Vallon Pont d’Arc, Grospierres, Villeneuve-de-Berg, Montpezat-sous-Bauzon, Saint-Agrève et Saint-Félicien, Vernoux-en-Vivarais.

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Compte-rendu de la rencontre au format Pdf

Compte-rendu de la rencontre au format Pdf
Support de présentation de la rencontre semestrielle des animateurs d’accès publics à Internet




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