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Animateurs

Enquête sur les animateurs d’EPN de l’Ardèche.

Le Sivu a procédé en octobre à une enquête sur les animateurs des centres multimédias et papis du réseau Inforoutes.

Les principales statistiques issues de ce sondage, qui a porté sur 33 animateurs (32 espaces) se trouvent sur ce lien

On y retrouve des informations que l’on devinait déja, comme le fait que 85% des EPN ardéchois sont de statut public et que la plupart des animateurs sont des agents publics (57%), plutôt diplômés (66% Bac + 2,3 ou 5). La médiane d’âge étant de 37,5 ans. Seulement la moitié viennent des filières techniques ou scientifiques, les autres profils étant très variés. Mais surprise, le métier est féminin (55%) plus que masculin.

Mais aussi des interrogations ou inquiétudes qui traversent tous les acteurs rhônalpins de l’accès public : près de la moitié des animateurs considèrent que leur activité est peu ou pas installée dans le paysage des services publics locaux, malgré parfois une ancienneté de dix ou quinze ans (un tiers des animateurs ont plus de dix ans de "boutique").

Le questionnaire relatif au temps de travail est instructif sur leur activité d’animateurs multimédias, le plus souvent partagée avec d’autres missions que leur donne leur collectivité de tutelle : service informatique, infographie-pao, webmestre, bibliothèque, administration, communication, ...
S’ils lui consacrent un peu plus de 22 heures par semaine, une grosse moitié de ce temps est dédié à l’accueil du public.
On constate le peu de temps accordé par les animateurs à la veille et à l’organisation d’ateliers, et leur difficulté, par manque de temps, à participer aux rencontres régionales organisées par CORAIA. Ce sont peut-être des éléments qui concourrent à la baisse d’attractivité que subissent ces lieux depuis quelques années.
L’équipement massif des ménages, le vieillissement des usagers (aujourd’hui plus de séniors que de juniors) confronte les médiateurs numériques à un double pari :
-  savoir prendre en charge les publics "éloignés" (il faut rappeler que, en 2011, 36% des ménages français n’ont pas encore d’accès domestique à Internet, selon l’Insee)
-  redonner de l’attractivité à leur espace en innovant du point de vue de l’animation et en proposant des activités susceptibles d’intéresser tous les publics, et même les jeunes.

En effet, ce métier de médiateur numérique, si c’en est un, est en évolution permanente ; les technologies et les usages changent tout le temps ; les publics aussi évoluent, et il est d’autant plus indispensable de travailler en réseau avec les autres animateurs ardéchois et rhônalpins, pour reproduire ou disséminer les bonnes pratiques.

On constate aussi, au vu des réponses apportées par les animateurs aux questions du sondage, que très peu de liaisons avec les associations ou les services publics locaux sont organisées par des conventions ou des partenariats formalisés.
Un lien renouvelé avec les partenaires "naturels" comme Pôle-Emploi, les missions locales, les services publics (CAF, MSA, CPAM, etc.) s’impose également. Ceux-ci dématérialisant de plus en plus leurs procédures, laissant les usagers dans l’embarras, au bon soin des animateurs.
Une nouvelle dynamique peut être trouvée avec les associations locales dans des champs bien loin de l’informatique traditionnelle, comme le champ artistique ou culturel. Les usages des jeunes dans ce domaine passent presque toujours aujourd’hui par de nouveaux objets, utilisant les technologies numériques.

Pour répondre à ces demandes, l’organisation de groupes de travail, en liaison avec ceux de la Coraia sera le chantier prioritaire du Sivu pour les mois qui viennent.




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