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Animateurs > Comptes-rendus > CR - 2011

Réunion du 22 novembre 2011 à La Voulte-sur-Rhône

Animateurs présents : Christelle Bardy (Saint-Julien-Molin-Molette), Christelle Chaussinand (Saint-Martin-de-Valamas), Sylvie Féroussier et Samuel Pabion (La-Voulte-sur-Rhône), Guillaume Pénelon (Villeneuve-de-Berg), Lionel Chambonnet et Nicolas Pichon (Le Teil), Rémi Demauve (Saint-Jean-de-Muzols), Claude Gaillard (Cruas), Séverine Rondet (Annonay), Indiana Plagnat (Alboussière), Yannick André (Meysse), Stéphane Jeannin (Lachapelle/Aubenas), Jean-Marie Bourgeat (St-Félicien), Stéphanie Rissoan (Lamastre), Pascal Junique et Maryne Maurisi (Guilherand-Granges), Jacques Guyot (Joyeuse).

Participait également à la réunion la coordinatrice du réseau des EPI de la Drôme, Garlann Nizon.

Agents Inforoutes présents : Christelle Caille (service communication), Gilbert Capeillère (service matériels, achats), Henry-Pascal Eldin (service technique), Guy Fréry (coordination des accès publics à l’internet accompagné ardéchois), Daniel Suszwalak (directeur)


Suite à l’accueil des participants par le directeur de la MJC de La-Voulte-sur-Rhône, Éric Lacombe, la matinée débute avec la présentation des statistiques de fréquentation du réseau. Un point d’actualité est ensuite fait sur les opérations en cours.

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Guy Fréry présente les statistiques de fréquentation

1 - Fréquentation du réseau au 1er semestre 2011 et opérations en cours

1.1 - Fréquentation du réseau

De l’année 2009 à l’année 2010, on notait une variation de +2% (sans compter les statistiques de Meysse). Les premiers résultats du 1er semestre 2011 sur celui de 2010 montrent une baisse assez nette de la fréquentation, à confirmer car il manque encore les données de quelques centres.

1.2 - Répertoire national DUI - mise à jour des données, nouveau système de la DUI (cartographie OpenStreetMap)

Présentation du répertoire
Le public doit pouvoir localiser les EPN pour les fréquenter. La DUI a mis en place pour cela un répertoire national permettant de localiser l’ensemble des EPN français. Il s’agit d’une base de référence, de laquelle chaque territoire (communes, communautés de communes, pays, ...) pourra extraire les données dont il a besoin par un système de flux.

Fonctionnement général
Dans cette base de référence, chaque accès public à l’internet accompagné est invité à faire paraître ses coordonnées et les services qu’il rend, et à en vérifier régulièrement l’actualité. L’internaute pourra ainsi procéder à des recherches du type « je recherche un EPN qui met en place des ateliers de type blog » et aboutir à des résultats incluant « le centre multimédia de Cruas ».

Ajout de données et géolocalisation
Même si l’annuaire DUI se veut exhaustif, il pourra s’avérer nécessaire, suite à un export de données, de compléter ces dernières sur le site des espaces publics ardéchois, qui sera bientôt fondu dans la nouvelle édition du site grand public des Inforoutes, e-ardeche.fr.
Concernant les données de géolocalisation, l’annuaire utilise OpenStreetMap. C’est un système libre qui permet de distinguer données et fonds de carte, de récupérer les données et de personnaliser les fonds de carte.

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Crédit photo : Samuel Pabion, centre multimédia de La-Voulte-sur-Rhône

1.3 - AAP Ordis-solidaires/Coraia (200 machines disponibles)

L’appel à projet Ordinateurs solidaires/Coraia pour les EPN vient d’être renouvelé sur les sites respectifs des deux partenaires. Aujourd’hui 200 machines re-conditionnées sont en attente de mise à disposition d’associations ou organisations locales s’occupant de personnes éloignées des TIC.
L’Association des Paralysés de France a été l’un des premiers bénéficiaires du dispositif.
Les associations étaient jusqu’à maintenant les seules visées par l’appel à projet. Les EPN y sont désormais asssociés.
Pour les donations, de la même façon que les entreprises, qui sont les principaux donateurs, les collectivités sont invitées à faire don des matériels informatiques dont elles ne se servent plus. Le rôle des animateurs, souvent associés à la gestion du parc dans les collectivités, peut favoriser ces dons.
Concernant les bénéficiaires, l’axe privilégié par l’appel à projet est celui du développement de partenariats entre EPN et associations qui souhaitent travailler sur l’e-inclusion.
Un second axe vise à faire des EPN des bases de prêt. L’EPN de Valence fonctionne déjà sur ce modèle. Il prête, après avoir fait passer le PIM, du matériel à des personnes en difficulté. Une soixantaine de personnes bénéficient aujourd’hui du matériel prêté par l’EPN.
Les animateurs sont invités à explorer ce champ d’activité auprès des associations locales de leur secteur géographique.
¨Pour répondre à l’appel à projets, le renseignement d’un simple questionnaire en ligne suffit.

1.4 - Retours sur la 2ème vague de formations G3L

Session Libre Office
Au mois d’octobre, les animateurs ont suivi une formation G3L sur la suite Libre Office. La formation a porté sur les différences de fonctionnement entre la suite bureautique libre et les suites bureautiques propriétaires. Le ressenti de cette formation par les animateurs est qu’ils auraient souhaité que soit traité l’argumentaire pour promouvoir LibreOffice plutôt que les suites propriétaires.

Session Install Party Linux
Cette session a porté sur les différentes distributions qui existent et l’installation du système d’exploitation libre GNU/Linux. D’après Guillaume Pénelon, animateur à Villeneuve-de-Berg, la session était une première approche. Guy Fréry, coordinateur du réseau, rappelle qu’il est possible de renouveler la session pour permettre à d’autres animateurs d’y participer ou pour approfondir les premiers apprentissages.

Session Licences Libres
Lionel Chambonnet et Nicolas Pichon, animateurs du Teil, l’ont accueillie. Elle a permis, selon Lionel, de faire le point sur les licences qui existent et les problématiques de droit. Les licences Creative Commons lui ont paru être les mieux organisées, dans un contexte de flou juridique et problèmes internationaux.

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Crédit photo : Samuel Pabion, centre multimédia de La-Voulte-sur-Rhône

2 - Distribution affiches réseau

Le réseau est de plus en plus fréquenté par des personnes qui ne disposent pas de connexion Internet à domicile (personnes âgées ou en difficulté) et par des personnes de passage (touristes, ...). Pour faciliter la localisation d’un point de connexion, le Sivu a créé une affiche qui présente le département et l’ensemble des points d’accès.
Les animateurs ont été chargés de la distribution de cette affiche auprès des services publics de leur commune : mairie, office de tourisme, mjc,...
Les partenaires du Sivu en contact direct avec le public (Pôle Emploi Annonay et Aubenas, CAF Annonay et Aubenas,...) ont également reçu cette affiche pour promouvoir les services rendus par les EPN.

3 - Tandem CCM/ WIFI public

Le wi-fi, un service d’appel
Claude Gaillard souligne que dans la restauration rapide, les bars, le wi-fi, ou internet sans fil, est un produit d’appel. Il attire les nombreux usagers d’ordinateurs portables, tablettes numériques et téléphones mobiles équipés du wi-fi. Pour les centres multimédias dont la fréquentation baisse, et dont l’activité principale est l’accompagnement des usages des TIC, il estime nécessaire d’être présent sur ce créneau, et de proposer le service.

Connexion authentifiée ou anonyme ?
L’équipement d’un lieu en wifi pose la question de l’authentification des usagers et du cadre légal. La connexion peut se faire de manière anonyme ou authentifiée. Les deux accès ont leurs avantages et inconvénients, dont animateurs et agents du Sivu discutent :

Les avantages et inconvénients de la connexion anonyme
La connexion anonyme n’oblige pas les usagers à passer au centre multimédia pour demander des identifiants. Ils peuvent se connecter à tout moment, en dehors des heures d’ouverture.
La connexion anonyme ne permet pas de suivre la fréquentation du point wi-fi.
Les connexions sont quand même filtrées et enregistrées par le numéro MAC des machines : le cadre légal est respecté.

Les avantages et inconvénients de la connexion authentifiée
La connexion authentifiée obligerait les usagers à passer dans les centres multimédias pour obtenir des identifiants. Les connexions peuvent être payantes et suivies d’un point de vue statistique.
Seuls les usagers authentifiés pourraient se connecter à tout moment. Genépi, logiciel expérimenté par les EPN ardéchois et drômois pour la gestion de leur activité, permettra d’ authentifier les utilisateurs avant de se connecter à internet.

Daniel Suszwalak pose la question de la généralisation et de l’homogénéité du déploiement d’un hotspot WiFi sur chaque centre, qui pourrait être articulé avec celui de Genepi. Les animateurs manquent de visibilité, et souhaitent une proposition claire du Sivu. Ils sont conscients que cela peut être un plus pour leur centre, à condition qu’une communication forte soit conduite sur ce nouveau service. Leur préférence va vers un accès authentifié, qui pourrait être ensuite utilisé par l’usager à toute heure après une première inscription au centre multimédia.
Henry-Pascal fera une proposition de configuration et de services pour le Sivu, qui sera implantée dans un premier temps uniquement dans les centres volontaires.

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Crédit photo : Samuel Pabion, centre multimédia de La-Voulte-sur-Rhône

4 - Expérimentation Genépi/Squidgard de contrôle d’accès

Depuis cet été, les centres de Cruas, Villeneuve-de-Berg, La-Voulte-sur-Rhône et Lachapelle-sous-Aubenas testent le progiciel de contrôle d’accès Génépi/Squidgard.
L’expérimentation a donné lieu à des demandes d’améliorations que le comité de pilotage a transmises à la société Kyxar, qui fait évoluer le logiciel, tout en le gardant dans le domaine du libre en conformité avec le cahier des charges édicté par Pôle-Numérique et le Sivu. Elle va être poursuivie en vue de l’installation généralisée du progiciel auprès des EPN de Drôme et d’Ardèche. La différence de déploiement entre les deux départements est qu’il sera à partir de serveurs locaux individuels dans les centres ardéchois, et d’un serveur centralisé pour les EPI drômois.
Une remarque est apportée quant au fonctionnement du progiciel. Il ne traite de façon automatique la gestion des centres et l’exploitation des statistiques que si l’animateur utilise les paramétrages de prix/produits/services et affecte ensuite chaque consommation de l’usager. Les tâches de formatage et de transmission des statistiques de fréquentation resteront donc à la charge des animateurs, qui doivent les transmettre tous les 6 mois au Sivu des Inforoutes, pour ceux qui continueront d’utiliser des systèmes de gestion extérieurs au logiciel.

5 - Mise en place des groupes de travail

Les élus de la commission « centres de communication multimédia » du Bureau du Sivu souhaitent un retour sur l’utilisation des équipements matériels et logiciels spécifiques mis à disposition des centres (Mao, vidéo, etc). 3 groupes de travail se forment.
Ils ont pour mission de mettre en place des activités autour de 3 thèmes, et de partager les expériences et connaissances qui ont trait à ces activités, sur une plateforme en ligne. C’est un moyen de dynamiser l’activité des centres. Certains animateurs dotés de réelles compétences pouvant les partager avec les débutants.

-  Composition du groupe « MAO » (Musique Assistée par Ordinateur) :
Claude Gaillard (Cruas)
Samuel Pabion (La-Voulte-sur-Rhône)
Christelle Chaussinand (Saint-Martin-de-Valamas)
Maryne Maurizi (Guilherand Granges)

-  Composition du groupe « Vidéo / Web Tv » :
Claude Gaillard (Cruas)
Samuel Pabion (La-Voulte-sur-Rhône)
Christelle Chaussinand (Saint-Martin-de-Valamas)
Maryne Maurizi (Guilherand Granges)
Rémi Demauve (Saint-Jean-de-Muzols)
Guillaume Pénelon (Villeneuve-de-Berg)
Lionel Chambonnet et Nicolas Pichon (Le Teil)

Gilbert Capeillère demande à ce que les animateurs qui n’ont pas reçu la suite Adobe nécessaire à la mise en place d’ateliers sur le thème de la vidéo se manifestent auprès de lui.
Les animateurs émettent la demande de formations/partenariats avec des structures ou personnes extérieures. Le directeur de la Mjc de Guilherand-Granges trouve cette idée pertinente. Il incite les animateurs à se rapprocher des Mjc notamment : « la vidéo peut être un bon moyen de montrer que les jeunes ont une vision intéressante de leur environnement ».

-  Composition du groupe « Radio » :
Samuel Pabion (La-Voulte-sur-Rhône) - a déjà une expérience sur la réalisation de podcasts
Claude Gaillard (Cruas)
Claude propose la mise en place d’émissions sur les centres, réalisées par les centres eux-mêmes, pour promouvoir leur activité.

-  Groupe de travail «  Prospective  » :
Claude Gaillard argumente qu’au début du déploiement du réseau, les centres multimédia étaient fréquentés parce qu’ils permettaient d’accéder à l’internet et à du matériel innovant mais qu’aujourd’hui, « tout le monde dispose d’un centre multimédia dans sa poche ». Cette réalité amène à repenser le métier d’animateur d’une façon différente. _ _ L’accès libre à Internet et l’animation d’ateliers sans partenariats ne font plus recette.
Claude Gaillard propose la formation d’un groupe de réflexion autour de cette problématique qui touche au cœur le métier d’animateur.
L’évolution des usages de l’informatique et de l’internet ont en effet des impacts auxquels il est nécessaire de s’adapter et qu’il est nécessaire de continuer à accompagner pour pérenniser le métier.
De nombreuses pistes (transfert des missions des centres au niveau intercommunal, accroissement de la mobilité des centres, ...) sont déjà en réflexion ou expérimentées au niveau régional ou national. Claude propose qu’un groupe de personnes s’empare de cette problématique.
La réunion du SDTAN du 30 novembre permettra une première approche drôme-ardéchoise. Les participants à la réunion (Claude Gaillard, Samuel Pabion, Guillaume Pénelon, ...) pourront donc former le groupe « Prospective », avec les autres animateurs qui le souhaitent.

6 - Retour sur les Assises du numérique en Corse (Samuel Pabion, et Garlann Nizon - réseau des EPI Drôme)

Logo des Assises du Numérique en Corse (JPEG) Les 19, 20 et 21 septembre ont eu lieu les Assises de la médiation numérique, à Ajaccio en Corse. Samuel Pabion, animateur multimédia à La-Voulte-sur-Rhône y a représenté le réseau des Espaces Publics Numériques ardéchois, Garlann Nizon, celui de la Drôme, tous deux faisant partie de la délégation CORAIA. Plusieurs compte-rendus sont en ligne dont un sur le site de la Coraia et un sur le site des EPN ardéchois.

« Le but des Assises était de réfléchir sur 6 thématiques et d’arriver à construire les évolutions souhaitables du métier d’animateur multimédia vers celui de médiateur numérique », rapporte Samuel. L’ensemble des réflexions seront retranscrites dans un Livre blanc dont la parution est prévue en janvier 2012. Ce Livre a pour vocation de guider et d’interpeller élus et animateurs dans leur réflexion sur le rôle et la place de la médiation numérique.
Samuel indique que la réflexion continue avec la biennale de la m@ison de Grigny les 25 et 26 novembre, les rencontres d’Autrans en janvier 2012, les rencontres régionales en juin 2012 à Annonay.
Garlann Nizon et Guy Fréry incitent les animateurs et leurs élus référents à participer à ces rencontres pour représenter leur territoire. Leur contribution est utile pour l’élaboration des politiques de demain.

À visiter, le site qui retrace les Assises par de nombreuses vidéos, notamment sur des exemples concrets d’animations réalisées par des EPN de toute la France.

7 - Deuxième promotion de VAE collective

Intervention de Yassine Boucherit (DAVA-Lyon : dispositif académique de validation des acquis de l’expérience) pour le lancement d’une deuxième promotion de VAE collective pour les animateurs d’EPN rhônalpins.

Co-construite par la Coraia (coordination des réseaux d’EPN rhône-alpins) et Formavia (plateforme d’animation régionale), la VAE est une démarche individuelle proposée aux animateurs des centres multimédias.
Elle leur permet de valider leur expérience professionnelle ou para-professionnelle et d’accéder à une certification en relation avec l’activité qu’ils exercent.
En 2010-2011, une trentaine d’animateurs multimédias rhône-alpins se sont engagés dans la démarche.
Pour 2011-2012, la Région renouvelle le projet et son aide financière : la Coraia et Formavia proposent de nouveau à toute personne engagée dans la vie active et qui exerce depuis au moins 3 ans son métier, de faire valider les acquis de son expérience. La démarche, suite à cette présentation collective est la suivante :
1- renseigner le formulaire en ligne et le livret d’accueil sur le site de la Coraia. Le formulaire permet à la cellule d’accueil AFPA de préparer le rendez-individuel.
2- mettre en place la démarche, tout en étant accompagné par Formavia
Pour plus d’informations, Yassine Boucherit indique le contact de Pascale Mann :
pascale.mann ( at ) ac-lyon.fr ou 04 37 91 25 53.
La présentation (détails de l’opération) de Y. Boucherit est jointe au format pdf (en bas de page).

8 - Débit de connexion dans les centres multimédias

Suite à la rencontre l’an dernier avec Sylvain Valayer, directeur du Syndicat Mixte ADN, Daniel Suszwalak rappelle qu’une piste de développement du SDSL ou de la fibre dans les centres multimédia a été évoquée. Pour être rentable, elle impliquerait la mutualisation des connexions (par exemple entre une bibliothèque voisine et le CCM) et le déploiement de nouveaux services. Les animateurs sont invités à lancer la réflexion dans leurs collectivités respectives


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Daniel Suszwalak introduit l’intervention de Florence Devouard

L’après-midi a été consacrée à la présentation de l’encyclopédie Wikipédia par Florence Devouard, vice-présidente du conseil d’administration de Wikimédia France. Daniel Suszwalak, qui l’a rencontrée lors du Forum annuel Ruralitic, lui a demandé d’intervenir auprès des animateurs des centres multimédias afin de les sensibiliser aux enjeux de l’encyclopédie.

(La journée du lendemain 23 novembre, animée par F. Devouard également, a consisté en une approche pratique de l’encyclopédie. Les coordinateurs des réseaux des EPN Drôme-Ardèche, Guy Fréry et Garlann Nizon, ont appris les règles de publication. Christelle Caille, chargée de communication du Sivu des Inforoutes et seulement un animateur, Samuel Pabion étaient également présents pour suivre la formation. Cette journée fera l’objet d’un second compte-rendu.)

9 - Intervention de Florence Devouard, vice-présidente du conseil d’administration de Wikimedia France

Après avoir demandé aux animateurs quels étaient leurs « à-priori » sur l’encyclopédie, Florence Devouard présente son parcours personnel, la genèse, l’état actuel et les enjeux de l’encyclopédie :

Les « à-priori » des animateurs
Certains sont sceptiques par rapport à l’admissibilité des contenus...
D’autres trouvent que l’encyclopédie à une tendance à la complexité, les articles présentent parfois des problèmes de construction, des approches contradictoires, ...
Les mots-clés qui viennent à l’esprit des animateurs pour qualifier l’encyclopédie sont : « partage », « collaboration », « connaissances », « définitions », « co-construction », « internet », « pérennité », « opacité ».

Florence Devouard
Florence Devouard commence à contribuer à l’encyclopédie Wikipédia en 2002, et devient présidente de la Wikimedia Foundation en 2006. Elle est est aujourd’hui vice-présidente de l’association Wikimédia France et consultante indépendante, proposant conseil, formation ou séminaires à des entreprises de grande taille. Elle est aussi élue d’une petite commune du Centre de la France.

La genèse de Wikipédia
Jimmy Wales en est le fondateur en janvier 2001 pour la version anglaise, mars pour la version française. C’est avec le projet Nupédia que l’encyclopédie avait débuté l’année précédente. Le fonctionnement était très différent puisque les contenus transitaient par mail, et les auteurs étaient indemnisés pour leurs articles. C’est la migration sur un WiKi (intranet public), qui a provoqué sa formidable accélération, et son succès.

Wikipédia aujourd’hui, c’est :
-  le 5ème site le plus visité au monde, avec près de 500 millions de visiteurs uniques par mois
-  plus de 18 millions d’articles, dont plus d’1 million sont écrits en français
-  des articles dans différentes versions linguistiques (qui ne sont pas de simples traductions)
-  270 langues environ
Florence Devouard montre une série de cartes représentant les contributeurs par pays, les consultations, et c’est la communauté européenne qui est la plus active sur les modifications d’articles. Wikipédia est encore très peu connu en Asie, sauf au Japon.

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Source : Wikimédia Commons

Principes de fonctionnement
Il n’y a pas de comité de rédaction. Tout internaute peut contribuer à l’encyclopédie. Il a la possibilité de le faire de deux façons différentes : authentifiée (après s’être créé un compte) ou anonyme. Les modifications qu’il apporte sont enregistrées dans un historique publique. Des discussions peuvent se créer autour des modifications, elles sont également publiques. Un premier niveau d’alerte, automatique, filtre les contenus les plus risqués. Ce sont ensuite les jeunes principalement, qui surveillent les contenus et les modifient.
À l’origine, Wikipédia repose sur 5 piliers, que les contributeurs doivent respecter :

  • c’est une encyclopédie.
  • l’ensemble de son contenu est sous licence libre.
  • il y a des règles de savoir-vivre.
  • le point de vue doit être neutre
  • il n’y a pas d’autres règles 
    Mais un 6ème pilier a quand même été ajouté :
  • les sources doivent être mentionnées : dès qu’il y a un moindre doute, l’information est supprimée. Les sources doivent être extérieures (pas d’inédit), et la notoriété des sujets suffisante.

Le caractère « opaque » de l’encyclopédie peut venir des contributions anonymes. Florence Devouard conseille d’ailleurs aux contributeurs d’ouvrir un compte. Les discussions entre contributeurs sont ainsi plus transparentes et humaines. Les contributeurs se regroupent en communautés de surveillance suivant les thématiques d’intérêt.

Référencement Google

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Florence Devouard, vice-présidente du conseil d’administration de Wikimédia France

L’algorithme de Google est construit de telle sorte que les pages Wikipédia arrivent en premier (grâce au nombre de liens vers le site, aux liens entrants, au contenu, aux sources, aux dates de mises à jour,...). Florence Devouard précise que Wikipédia et Google n’ont pas passé d’accord.

Quelle censure ?
-  Le filtrage des contenus s’opère par pays, en fonction des cultures.
Dans le cas où il y aurait un problème, deux personnes sont responsables : l’auteur (retrouvé grâce à son adresse IP) et l’hébergeur (la société Wikimédia).
-  Les données privées ne sont pas admises. Seules les personnes qui sont devenues publiques, qui ont une notoriété suffisante, peuvent paraître dans l’encyclopédie.
-  Il n’y a pas d’autorité supérieure aux administrateurs. Les administrateurs n’ont d’ailleurs que le pouvoir de faire appliquer les lois qui ont été construites collectivement. Ce sont des internautes bénévoles qui se sont suffisamment impliqués pour être élus administrateurs par la communauté.
-  Il y a en gros deux grands courants de pensée qui s’affrontent en permanence : les inclusionnistes et les suppressionnistes !
-  La légitimité d’un article est une question toujours débattue, car l’appréciation ne se fait pas sous l’angle national mais linguistique. Wikipedia.fr ne fait pas référence au pays France, mais à la langue française. Il n’y a qu’un wikipedia pour tous les pays de langue anglaise.
-  La tolérance varie selon le droit des pays et les époques (exemple du gâteau au haschich).

Les articles d’entreprise Ceux-ci sont souvent promotionnels, c’est pourquoi ils sont particulièrement étudiés.

Licence libre
On distingue les droits moraux (reconnu comme auteur, « c’est un droit qui nous appartient ») et les droits patrimoniaux (décrivent les droits que l’on donne sur l’oeuvre : droit de modification, droit de copie, ...). On peut abandonner ou transmettre ces derniers.
La licence libre donne 4 droits : celui d’utiliser, celui de voir comment a été fabriquée l’oeuvre, celui de diffuser l’oeuvre, et celui de modifier l’oeuvre. Le contenu de l’encyclopédie (libre) peut être rediffusé, mais en respectant deux règles : l’article doit rester modifiable (sous licence libre), et citer sa source (Wikipédia). Wikipédia utilise OpenStreetMap pour la représentation géographique des données.

Modèle économique
L’encyclopédie a besoin pour exister de :
-  moyens techniques (serveurs, sauvegardes, bande passante, ...)
-  communication
-  personnels permanents
-  moyens juridiques (avocats)
-  conseils techniques et juridiques
-  auteurs
Ses ressources sont les suivantes :
-  un hébergeur, des développeurs
-  des soutiens, des dons
-  la fondation et les associations locales
-  le bénévolat
-  l’ensemble des internautes qui contribuent
Elle cherche également à faciliter la collecte de contenus, en s’adressant par exemple à la BNF, aux musées, et à rediffuser du contenu dans les zones encore peu connectées.
Chaque année, Wikipédia fait une campagne de levée de fonds, qui s’affiche par un bandeau sur le site.

Quelles actions dans les communes ?
Wikipédia organise notamment des concours de photos. Ces concours, en plus d’animer les territoires, permettent d’enrichir l’encyclopédie, de conserver et valoriser le patrimoine.
Un appel est lancé aux animateurs susceptibles de s’intéresser à la page Wikipédia de leur collectivité pour qu’il se signalent (la CC Beaume-Drobie en a déjà une) et puissent bénéficier du support du Sivu (formation le lendemain).


Clôture

En fin de journée, Daniel Suszwalak remercie Florence Devouard pour son intervention, les participants au concours de MAO lancé par le Sivu, ainsi que la MJC de La-Voulte-sur-Rhône pour l’accueil chaleureux qu’elle a réservé à la réunion.
Il annonce que les prochaines rencontres régionales d’été de Coraia seront accueillies par le réseau ardéchois et auront lieu les 21 et 22 juin 2012 à Annonay.


VAE-EPN




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